Documents du Conseil communal

Frience : maintenant protégé, mais pas figé.
Le 22 juin 2026, le Conseil communal de Gryon a accepté la nouvelle planification touristique du secteur de Frience et de l'Alpe des Chaux, par 19 oui, 5 non et 2 abstentions.
Ce plan répond à une exigence de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT) : les zones à bâtir doivent être dimensionnées selon les besoins prévisibles des 15 prochaines années. Gryon disposait d'une réserve trop importante et devait la réduire. Voici, concrètement, ce que le plan modifie :
Sur le plateau de Frience lui-même
- Plus aucun nouveau lit ne peut y être construit.
- Le règlement exclut toute nouvelle construction sur le plateau.
- Le refuge de Frience est préservé en l'état : aucune nouvelle construction de logement, et son gabarit actuel est maintenu, y compris en cas de reconstruction.
- Les infrastructures lourdes - une luge sur rail, par exemple - sont exclues sur les hauteurs du plateau.
Le plateau ne sera donc pas urbanisé.
Hors du plateau : une capacité fortement réduite
Dans le reste du secteur, de l'hébergement touristique reste possible, mais dans des proportions bien moindres qu'auparavant :
- La surface constructible est réduite de 89 % (de 120'000 à 13'000 m²).
- Le nombre de nouveaux lits est plafonné à 380, contre plus de 3'000 dans les plans précédents.
- Ces lits sont reportés sur des secteurs déjà bâtis, à l'Alpe des Chaux et à la Golèze.
Un équilibre que l'initiative remettrait en cause
Ce plan repose sur un équilibre soigneusement trouvé : il protège le plateau de toute urbanisation et réduit fortement la capacité d'hébergement, tout en conservant la possibilité d'adapter les installations existantes à l'évolution de la demande.
L'initiative « Préserver Frience » viendrait rompre cet équilibre. En cherchant à verrouiller le plateau par un classement de protection uniforme, elle applique une logique disproportionnée à un site qui vit et qui évolue : elle fige ce qui est déjà protégé et prive la commune de la souplesse d'adapter l'existant.
Pour aller plus loin :
